Se sentir de nouveau vivant
En septembre dernier, quand mon grand-père est décédé, je suis entré dans une dépression grave dont personne ne s’est rendu compte, pas même mon épouse. Le gros de la dépression a duré jusqu’à la fin du mois de février suivant, mais celle-ci continuait de faire une apparition récurrente dans ma vie : je me sentais alors devenir mélancolique et maintenant que mon épouse est au courant, elle sait en reconnaître les signes.
Bien que je sois sorti de la dépression profonde, je me retrouvais à replonger puis à ressortir d’épisodes de dépression. Des idées suicidaires occupaient mon esprit chaque jour et il suffit de dire que c’est une bonne chose que je ne détiens pas d’arme à feu.
Les différentes raisons qui m’ont fait essayer la Méditation Transcendantale (MT) proviennent en grande partie de la dépression dans laquelle j’ai glissé après les événements qui ont suivi le décès de mon grand-père. Au début du mois de novembre suivant son décès, j’ai eu le zona; cela, je le savais, était dû au stress qui a suivi cette perte. J’ai aussi compris que je commençais à tomber dans une spirale négative, même si je parvenais à dissimuler mon état à mon épouse, à ma famille et à mes collègues.
Ce qui a servi de catalyseur pour chercher à sortir de cet état, et donc à trouver la MT, fut le moment où je me suis effondré au travail, à cause d’une interaction avec un collègue qui m’avait dit « Je me fiche de ce qui ne va pas chez toi! » Cette phrase m’a jeté par-dessus bord. Après le travail, j’ai pleuré dans ma voiture pendant 20 minutes. Je sanglotais de manière incontrôlable. C’est le genre de pleurs que l’on a enfant. J’ai appelé ma femme sur le chemin du retour et je lui ai dit que « je devais faire quelque chose pour m’en sortir, et le plus tôt serait le mieux! »
Après ce jour-là, j’ai su que j’avais deux choix devant moi : mettre fin à ma vie ou me mettre à vivre véritablement. La MT fut le moyen pour moi de choisir de vivre. Quand je suis allé à ma séance préparatoire, je savais que j’allais poursuivre l’apprentissage avant même d’être arrivé. La semaine suivante, je prenais ma première leçon; c’était il y a une semaine.
Depuis, je me sens plus éveillé et, pour la première fois depuis très longtemps, je me sens vivant.
La MT ressemble à bien d’autres types de méditation, sauf qu’elle comporte un mantra. Quand on apprend la Méditation Transcendantale, le professeur nous donne un mantra, qui est un mot, une phrase ou une combinaison de mots qui créent une tonalité permettant de se recentrer et d’aider le corps à abaisser toutes ses défenses afin que l’on puisse plonger dans un espace de profonde félicité.
Je ne peux pas divulguer mon mantra, car les mantras sont spécifiques à chaque individu, et je le préserve le mien comme quelque chose de sacré. Je ne peux donc parler que de mon expérience : la MT était mon dernier arrêt avant de mettre fin à tout. La semaine dernière, j’ai reculé du bord du gouffre que je contemplais et je suis maintenant plus à l’aise en moi-même que je ne l’ai été depuis que mes parents ont divorcé, quand j’avais huit ans.
Sur son blogue, Brian écrit : « Je suis écrivain et père, je pratique la Méditation Transcendantale et j’ai un travail sur le “Strip” de Las Vegas. » Si vous avez des questions ou commentaires à soumettre à Brian, vous pouvez les lui transmettre directement sur son blogue (en anglais), ici.
