Artiste talentueuse et engagée, Tara de Santis se confie sur son cheminement tout personnel, où la Méditation Transcendantale l’a accompagnée dans le déploiement de son potentiel. Dans ce fascinant récit en trois actes, nous découvririons le parcours singulier de Tara vers le dévoilement de sa créativité; les années de formation qui cristalliseront sa vocation et enfin; sa jeune, mais brillante carrière, où elle donne voix à ce qui l’habite, pour transformer des vies.
Cheminement vers une vocation
Après avoir fait cette transition vers la pratique régulière de la Méditation Transcendantale (MT), j’ai pu mener à bien mes études secondaires. Dans la perspective d’évaluer mes options de carrière, j’ai participé à une fin de semaine ouverte au public, à la Maharishi International University(MIU)* qui se trouve en Iowa, aux États-Unis. Le campus et la communauté m’ont fait si bonne impression, que je décidais d’aller y étudier. C’est ainsi qu’à 18 ans, j’ai quitté le Québec seule, pour aller vivre sur le campus de MIU. J’y ai rencontré des gens de toutes cultures et de diverses parties du monde, et cela a été une expérience très enrichissante.
L’un des principes à MIU est que les élèves peuvent assister à différents cours avant de se décider à poursuivre une voie professionnelle en particulier. J’ai ainsi pu assister à des cours dans le domaine des affaires, de l’Ayurveda ou des modes de vie durables, avant de jeter mon dévolu sur le programme Médias et communications, avec une spécialité en conception sonore (Sound design).
Le cursus de l’école est vraiment très bien conçu, car les élèves ne suivent qu’un cours par mois, et non plusieurs cours en même temps chaque session, comme c’est le cas dans la plupart des universités d’Amérique du Nord. Les horaires de cours sont du lundi au samedi, de 10 h à 14 h ou 15 h. La seule journée de congé est le dimanche, mais les horaires sont tellement raisonnables, que ce rythme fonctionne bien. De plus, la pratique de la MT se fait trois fois dans la journée.
Il est rare qu’on ait des devoirs à faire, sauf s’il s’agit de mettre en pratique les apprentissages — écrire une chanson, enregistrer en studio, collaborer avec d’autres artistes, etc. Il n’y a donc pas de lourdes charges de travail et l’accent est constamment mis sur l’expérimentation et la pratique. Au bout d’un mois, on passe au prochain cours qui est couvert durant un autre mois. À aucun moment les élèves ne sont surchargés de travail ni débordés par les examens. Cette importance conférée au bien-être des élèves favorise un meilleur apprentissage et une plus grande assimilation des connaissances, en plus du fait que les élèves se voient offrir toute latitude pour véritablement approfondir la matière qui leur est présentée. Cette façon de procéder est bénéfique pour tous, et particulièrement pour les gens comme moi, qui souffrent d’un déficit d’attention.
L’élément le plus remarquable est qu’à MIU, les professeurs sont extrêmement présents pour leurs élèves, sachant que les classes comportent environ quatre à six personnes. Mes amis qui suivaient le même programme que moi à l’Université de Montréal ou du Québec me racontaient qu’ils étaient parfois 600 étudiants dans un même cours et qu’ils n’avaient jamais eu la possibilité de parler avec leurs professeurs, car il fallait prendre rendez-vous et que les enseignants étaient surchargés. Je voyais qu’ils étaient tristes, car leur programme était très demandant et ils se sentaient isolés; sans parler du fait que la compétition régnait en maître parmi les étudiants.
À MIU, c’est une expérience très différente et tellement plus riche : la dynamique dominante était une dynamique de collaboration entre les élèves, les professeurs et l’université. Avant de commencer chaque cours, tout le monde médite ensemble, ce qui harmonise les relations. On allait dîner ensemble, et les fins de semaine, on enregistrait des chansons dans le studio! C’est d’ailleurs au studio d’enregistrement de MIU que j’ai enregistré ma première chanson. L’un de mes professeurs et mon mentor, devenu un ami, Cody Olivas, MFA, me donnait accès à toutes sortes de programmes de musique, à des équipements, au studio d’enregistrement jour et nuit, et même à son propre studio chez lui. Il m’a offert des programmes professionnels très coûteux, et m’a toujours guidée en me faisant part de son opinion et en me prodiguant des conseils. À MIU, c’était comme une grande famille et nous sommes toujours en lien, par les médias sociaux. Depuis mon retour au Québec, j’essaie d’ailleurs de retourner à MIU tous les six mois.
Tout cela a certainement contribué à ce que ce métier soit devenu une passion pour moi. J’ai même été récompensée pour mon degré d’engagement dans le programme. Tout le long de mon parcours, je me suis sentie soutenue et j’ai donc pu évoluer immensément.
Mon expérience à MIU a été fantastique, et après mes trois années d’études, je n’avais plus envie de partir. Tous les aspects de ma vie ont été bonifiés, mais c’est en matière de créativité que MIU fut un véritable tremplin. On ne m’avait pas avertie que je me réveillerais au beau milieu de la nuit pour écrire une chanson! MIU a été un formidable catalyseur pour l’expression de ma créativité et la découverte de ma véritable vocation de parolière et musicienne.
*L’Université MIU a été fondée en 1971 par Maharishi Mahesh Yogi, fondateur de la Méditation Transcendantale. Parmi les anciens élèves renommés, citons entre autres, Louise L. Hay (Transformez votre vie), John Gray (Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus). La mission de MIU est d’offrir une éducation fondée sur la conscience, qui met autant l’accent sur le développement personnel et le bien-être des étudiants que sur leur acquisition de connaissances académiques et de compétences professionnelles.
